C'est au micro de France Inter que le ministre délégué à la Jeunesse a détaillé ce dispositif inédit. Constatant qu'aucun cours n'a été dispensé dans un tiers des lycées publics depuis le début du blocage, l'exécutif ne compte pas pour autant rétablir les heures supprimées en 2018 par Parcoursup ou la réforme Blanquer de 2023. « Nous allons plutôt accompagner ces jeunes vers une compréhension fine et apaisée des contraintes budgétaires qui ont rendu leur absence d'enseignant possible », a-t-il expliqué, avant de préciser que le module serait dispensé en visioconférence par un avatar IA entraîné sur les 142 interviews télévisées du Premier ministre. Le programme s'intitule officiellement « GRATI'TOUT : Gratitude et Reconnaissance Active des Transformations Institutionnelles Optimales Transversalement ». Un numéro vert, le 0805-MERCI-POUR-RIEN (soit le 3614), sera ouvert dès la rentrée de novembre.
Des lycées bourgeois aux quartiers populaires : l'absurdité du « parcours d'éveil »
Le mouvement avait démarré en juin dans les établissements des QPV avant que, par un effet boule de neige jamais observé depuis 2019, il ne gagne la semaine dernière le lycée privé Saint-Jean-de-Passy (7e arrondissement) puis l'université Paris-Dauphine. « On n'a plus de prof en maths-correction depuis février et là on apprend que notre proviseur a été muté à Rungis pour s'occuper des étals », confie Léa, 16 ans, élève de terminale STMG qui manifeste chaque matin devant le portail avec ses camarades. « On m'a distribué un flyer A5 plastifié sur lequel il était écrit : Votre colère est légitime mais nous vous rappelons que votre note en contrôle continu dépendra du module 4B intitulé Apprécier la précarité. »
Les deux gauches saluent une mesure « qui va dans le bon sens, à condition d'ajouter un rat devant chaque élève de l'autre côté », dixit LFI/PS fusionnel sur ce point précis
Interrogés séparément par franceinfo en duplex depuis leurs permanences respectives — Paul Vannier (LFI) au téléphone et Yannick Trigance (PS, conseiller régional Île-de-France chargé des questions éducatiques), chacun a validé le dispositif avec les mêmes mots. « Il est inadmissible que nos lycées ne soient pas tous logés à la même enseigne pour avoir accès aux rongeurs pédagogiques », martèle Vannier en désignant un hamster de laboratoire posé sur son bureau, avant d'ajouter : Même dans l'échec scolaire institutionnel on apprend quelque chose. C'est ce que j'ai compris quand mon fils a raté le bac et qu'il s'est retrouvé coach TikTok à 19 ans. Trigance abonde depuis sa permanence de Créteil (Val-de-Marne) : « Ce qui compte c'est la méthode, pas l'absence d'enseignant. Il faut un parcours structuré, avec des modules progressifs en six étapes et une certification RNCP niveau bac+0 », explique-t-il sans broncher.
Les syndicats rejoignent le mouvement… pour réclamer plus de stages obligatoires à 15 ans dans les entrepôts Amazon d'Amiens Nord
La FSU, la CGT Éduc'action puis FO-Éducation ont rejoint le cortège ce lundi matin avec une banderole cosignée : « On n'a pas de profs mais on a des modules en ligne et un hamster. » Le secrétaire général du Snes-FSU, interrogé sur BFM Business par erreur — la chaîne avait confondu l'émission politique avec Le Grand Journal du CAC 40 — a déclaré : « Les collègues ne sont pas contre les stages obligatoires de six semaines en logistique e-commerce à partir de la seconde pro. Ils estiment simplement que le hamster devrait être d'une race plus noble, type rat brun plutôt qu'hamster russe nain qui vit trois ans et meurt dans un bocal pendant l'épreuve orale du bac blanc », rapporte Le Parisien édition Val-d'Oise.
L'enjeu budgétaire : financer les 340 milliards de dette en demandant aux lycéens bloqués leur RIB « à titre gracieux »
Pendant ce temps, le ministère des Finances a saisi la balle au bond. Le budget du module GRATI'TOUT — chiffré officiellement à un milliard d'euros dont 87 % pour l'achat de hamsters et leurs croquettes bio certifiées AB (Agriculture Bienveillante) — sera financé par « une contribution solidaire facultative obligatoire » prélevée sur les bourses des étudiants bloqués. Une circulaire interne, consultable en PDF non sécurisé via le site Eduscol.fr/page404notfound.html, précise : Le lycéen manifestant accepte de facto d'être co-garant du prêt souverain français à hauteur symbolique de 1 euro par jour de blocage. Paul Vannier a tweeté un simple « #GratitudeObligatoire » suivi d'un émoji rat 🐀. Yannick Trigance, lui, s'est contenté d'ajouter en story Instagram une photo du module avec la légende : On construit l'école qui manque depuis 2017 💪🇫🇷 #TeamHamster.
Chute finale : le premier hamster certifié « GRATI'TOUT » est mort dans sa cage pendant que les deux députés débattaient encore sur la bonne façon de réformer l'école publique en commission mixte paritaire à huis clos un jeudi soir d'octobre, sans qu'un seul élève ne soit consulté
Le module a officiellement été lancé le 17 octobre. Le hamster — matricule RAT-2035-BioAB-N°4892 du laboratoire de Rungis affecté par erreur à l'établissement pilote du lycée Jean-Moulin (Seine-Saint-Denis) — est décédé d'un arrêt cardiaque au bout de onze heures, soit trois jours avant la première séance. Personne n'a été informé des obsèques ni consulté sur le remplacement animalier. Les élèves ont repris les cours avec un professeur en CDD payé 18 euros brut l'heure qui leur a dit : « Bon bah on va faire une dissertation sur En attendant Godot, vu que c'est exactement ce qu'on fait depuis dix ans, vous et moi d'ailleurs ». Paul Vannier n'a pas donné suite à notre demande de réaction. Yannick Trigance nous a renvoyés vers un PDF non sécurisé hébergé chez OVH en Roumanie.




