Le Conseil des ministres a procédé ce mercredi à une avancée majeure dans l'adaptation du droit social français aux réalités contemporaines. Un décret officialise la reconnaissance du « Syndrome de non-essoufflement persistant » (SNEP) en tant que maladie professionnelle. Cette mesure, jugée indispensable par l'exécutif, fait suite à une série de mobilisations citoyennes dont l'intensité et la durée ont pris de court les autorités, contredisant les projections initiales d'un mouvement « s'essoufflant » rapidement. Le SNEP se caractérise par une capacité anormale à maintenir un niveau d'activité contestataire élevé sur une période prolongée, en dépit des efforts déployés pour en réduire l'intensité.

Des symptômes persistants et une absence de fatigue anormale

Les symptômes du SNEP, tels que décrits dans le rapport préliminaire de l'Observatoire National de la Résilience Sociale (ONRS), incluent une « persistance vocale anormale », une « capacité locomotrice prolongée en milieu urbain dense » et une « faculté à répéter des slogans sans altération de la qualité sonore après plusieurs heures ». Le ministre de la Santé et de la Prévention, M. Aurélien Rousseau, a souligné la gravité de la situation : « Il est devenu évident que nous ne sommes plus face à de simples citoyens exprimant leur désaccord, mais à des individus dont l'organisme semble avoir développé une résistance inédite à la lassitude. C'est un défi pour la santé publique, et nous nous devons d'y répondre avec la rigueur scientifique qui nous caractérise. » L'ONRS a recensé des cas où des manifestants auraient parcouru jusqu'à 17 kilomètres sans fléchir, une distance jugée "cliniquement aberrante" pour un sujet non sportif.

Un dispositif d'accompagnement et de compensation

La reconnaissance du SNEP ouvre la voie à un dispositif d'accompagnement spécifique. Ainsi, un numéro vert, le 0800 22 17 10 (appel gratuit depuis un poste fixe, tarif d'une manifestation pour les mobiles), sera mis en place pour les manifestants souhaitant bénéficier d'un « parcours de rééducation à l'essoufflement ». Des stages intensifs de « dé-motivation » seront proposés, incluant des séances de lecture de rapports parlementaires indigestes et des projections de discours politiques ininterrompus. Parallèlement, les forces de l'ordre, particulièrement exposées aux effets du SNEP, pourront prétendre à des compensations pour "stress post-traumatique lié à l'endurance contestataire". « C'est une juste reconnaissance de notre engagement », a déclaré le porte-parole du syndicat UNSA Police, « voir des gens manifester pendant huit heures sans même transpirer, ça use le moral. On se demande parfois si on est fait pour ce métier. »

Le financement d'une "recherche sur la fatigue citoyenne induite"

Un budget initial de 340 millions d'euros a été alloué à la mise en œuvre de ce plan, dont 60 millions seront dédiés à la "recherche sur la fatigue citoyenne induite". Des laboratoires universitaires seront chargés d'étudier les mécanismes physiologiques et psychologiques qui permettent aux manifestants de résister à l'épuisement, avec un focus particulier sur les « micro-siestes debout » et la « résilience au gaz lacrymogène ». Le président du MEDEF, M. Patrick Martin, a salué cette initiative : « L'endurance est une qualité précieuse en entreprise, mais dans la rue, elle devient un coût pour la société. Il est impératif de comprendre pourquoi certains individus refusent de s'essouffler et d'y remédier pour le bien de tous. »

Vers une généralisation de la "santé citoyenne"

À terme, le gouvernement envisage d'intégrer des modules de "sensibilisation à l'essoufflement civique" dans les programmes scolaires, afin de prévenir l'apparition du SNEP dès le plus jeune âge. Une carte de "citoyen fatiguable" pourrait également être envisagée pour les personnes démontrant une aptitude normale à la lassitude. Cette initiative marque un tournant dans la gestion des mouvements sociaux, transformant une problématique politique en un enjeu de santé publique. « J'ai manifesté toute ma vie pour la retraite, et maintenant on me dit que je suis malade de pas être fatigué », a confié Jean-Pierre, 68 ans, retraité et syndicaliste, « on n'arrête pas le progrès. ».